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Nouveau blocage du navire ILE STE MARIE pendant 5 jours : REUNIMER réfute les accusations d’illégalité de ses importations de poisson de fond de Madagascar


Rédigé le Jeudi 21 Février 2019 à 14:14 |



Nouveau blocage du navire ILE STE MARIE pendant 5 jours : REUNIMER réfute les accusations d’illégalité de ses importations de poisson de fond de Madagascar
Le Groupe REUNIMER spécialisé dans la pêche fraîche et la transformation des produits de la mer, se positionne à la suite du second blocage en quelques mois, de son navire ILS STE MARIE.

Le groupe réfute notamment toute accusation d’illégalité d’importation de poissons et déclare respecter scrupuleusement les procédures imposées par les services de l’Etat. Le blocage s’est terminé au bout de 5 jours par intervention de la force publique.

Depuis le mois de mai 2018, et en dernier lieu ce vendredi 15 février passé encore, des blocages du ILE STE MARIE, navire appartenant à la société malgache SPSM et dont la cargaison de poisson appartient au groupe REUNIMER en tant qu’importateur à La Réunion, ont été organisés par des « gilets jaunes » et des personnes se revendiquant pêcheurs, dont certaines sont membres du Comité Régional des Pêches et élevages marins (CRPMEM).

« Ces personnes se croient autorisées à dire le droit en lieu et place des services de l’Etat et accusent à tort REUNIMER et ses filiales de ne pas respecter les procédures légales d’importation », estime Sébastien Camus, président du groupe REUNIMER.

Le groupe REUNIMER réfute ces accusations, et déclare que les opérations d’importation des poissons transportés par le navire ILE STE MARIE respectent scrupuleusement les procédures imposées par les services de l’Etat :
  ·        Au départ de Madagascar, les poissons sont emballés en caisses isothermes dans une usine agréée aux normes européennes. Chaque espèce de poisson est identifiée en fonction de son code FAO. Les documents de bord, intégrant les documents d’exportation douaniers, sanitaires et les certificats de capture, sont visés par les autorités malgaches. La traçabilité des poissons est donc assurée par ces documents.
 
·        Avant l’arrivée à la Réunion, une demande d’entrée au port est effectuée au Centre National de Surveillance des Pêches (CNSP). Le navire ILE STE MARIE ne peut entrer au port sans cette autorisation et donc sans que les services de l’Etat en soient informés. Le CNSP délivre aussi une autorisation de débarque des poissons. Là encore, la débarque ne peut s’effectuer sans autorisation des autorités de contrôle françaises. L’ensemble des documents d’importation est transmis aux services des douanes et aux services sanitaires. 
 
·        Une fois la débarque effectuée et chargée en camion frigorifique, les marchandises sont transportées sous le régime du transit sous douane au Poste d’Inspection Frontalier (PIF) du Port Est où elles sont contrôlées. Ces inspections permettent de libérer la marchandise pour sa mise à la consommation après paiement des droits et taxes d’importation. 
 
·        Des contrôles, aléatoires et inopinés, sont régulièrement effectués également à bord du navire ILE STE MARIE par les services des douanes et de la gendarmerie maritime pour vérifier la conformité du navire, de son équipage et de sa cargaison.
 
·        Du fait de sa position de leader de la pêche, de la transformation et de l’importation des produits de la mer à la Réunion, la société REUNIMER est la société de pêche la plus contrôlée par les services de l’Etat, à chaque étape de ses opérations. Ces contrôles n’ont jamais débouché sur aucune sanction pour l’entreprise.
 
Le blocage du navire ILE SAINT MARIE a été levé par l’intervention des forces de l’ordre hier, mardi 19 février, juste avant une audience au Tribunal de Grande Instance, demandée par REUNIMER en référé pour libérer la débarque du poisson. Une petite partie de la cargaison a été détruite sous le contrôle de la DSV mais la majorité des produits libérés par la DSV est apte à la consommation. Leur qualité a bien été contrôlée et la sécurité alimentaire validée par les services vétérinaires.

« La marchandise d’une valeur de 15000€ a ainsi pu être sauvée en grande partie. Le jugement du tribunal à aucun moment ne fait part, par ailleurs, d’illégalité par rapport à la débarque des poissons par REUNIMER, ni à des manquements du groupe au niveau des procédures avec les services vétérinaires ou douaniers », déclare Sébastien Camus.


Ludovic Belzamine



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